Souris des villes et Rat des champs

Quand une Souris des villes rencontre un Rat des champs

29 septembre 2009

Un jour ordinaire

"Môôôôman !!!" postillonne une bouche enfantine à 1 cm de mon visage.

"MÔÔÔÔMANNN !!! " insiste lourdement le propriétaire de la bouche qui, de surcroit, me colle un récipient froid à l'odeur d'orange sour le nez.

Ouh là, là, pour que son père m'envoie Mulot N°3 avec un jus d'orange matinal, il y a deux options : soit il est très tard, soit la journée est particulièrement importante....faire le point, relever les boucles rousses froissées et sourire pâteusement à mon mini-moi assez fier de lui et dont le verre de Tropicana tangue dangereusement...Tendre la main vers mon portable...9H30 ...m'ouais, rien d'affolant pour un dimanche...

Puis déboule une tornade de poils noirs surexcitée : Sakapusse ose franchir le seuil de la chambre en couinant de bonheur ?!?

Puis un Rat des Champs habillé de pied en cap, si beau sanglé dans son knickers en cuir gras...Oh Merde !! LE knickers !! Ca y est,  j'y suis : c'est l'ouverture !!

Ben oui, pour ceux qui suivent, c'était donc l'ouverture de la chasse ce dimanche dans notre campagne.

Cette année, rien d'exceptionnel : le copain qui étrenne, il n'y a pas d'autre mot, son nouveau chien "Fait pour la chasse et super obéissant" et qui passe la journée à s'égosiller dans son sifflet parceque la perle canine est partie visiter les villages alentours derrière un lièvre de passage ; les enfants qui ronchonnent en marchant dans des maïs plus hauts qu'eux ; celui qui passe à plat ventre trainé par un vieux labrador qui fait deux fois son poids et qui a retrouvé une nouvelle jeunesse derrière un corbeau insolent.

Rat des Champs qui aimerait bien que ses terres nous offrent quelque chose, qui ne voit rien voler pendant qu'un vieux coq faisan rusé lui passe sous le nez à pattes ; Grand-Père Rat des Champs qui décide qu'à son âge, la voiture c'est bien ; l'amie de la famille de la même génération qui glappit qu'elle va égorger son épicier qui lui a demandé si "on chassait toujours à son âge ??"...

"Triiiiiiiiiii, triiiiiiiiiiiiiiii!!!" fait le sifflet du maître du chien de l'année ; "j'ai soif, j'ai mal aux pieds" font les enfants ; "Au hangar, on peut prendre des patates ?" demandent les mères de famille avisées qui dépiautent des chataîgnes et glissent des mûres dans leur gibecière.

Bref, rien de nouveau, mais à l'heure du jeu de cartes au soleil, pieds nus dans la pelouse, je me dis que tous les ans j'aime autant ...

Fédération Nationale des Chasseurs : parceque c'est dommage de s'ignorer...

Armurerie Vouzelaud : maintenant pour les parisiens, le relais de chasse 234 rue du Faubourg Saint Honoré

Les produits Terre d'Eure & Loir : pour que nos amis citadins retrouvent nos produits du terroir en vente en ligne

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Le héros canin du jour, enfin aux pieds...les miens!  pendant que son maître siffle au loin....

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04 août 2009

I love Patricia de www.paysans.fr !

Je vous ai déjà parlé du site www.paysans.fr qui, autour de certaines grandes villes, permet de se faire livrer des produits frais et de saison directement depuis le producteur.

Et la première fois que je vous en ai parlé, c'est tout simplement parceque leur newsletter poussait un joli coup de G---.

Bis repetita !

Je vous livre le produit de leur réflexion de la semaine : la neweletter a attiré mon attention avec comme objet "le plouc dans les films du XXème siècle"...et selon vous, qui est-ce....?

Paysans, paysages : la part de l'audiovisuel. C'est le thème du 7ème colloque de Sorrèze les 4, 5 et 6 novembre 2009

On sourit d'abord quand on lit les sujets des conférences et le vocabulaire des sociologues, et puis on réfléchit... et on a envie de participer au débat.
Parmi les conférences on notera "La figure du plouc dans le cinéma des premiers temps", "les photographies des paysans de France ou d'Afrique dans les manuels scolaires de géographie" ou "les terroirs des cinéastes". Une image, un son, comme un vin ou   bien un mets, peuvent évoquer puissamment une réalité géographique (le sol, le sous-sol, le climat, les coutumes). Les cinéastes ont donc eux  aussi leur terroir, mélange de leur pays et de leurs rêves. Il est à  comparer à celui des cuisiniers ou des vignerons.
Une autre conférence parlera à beaucoup de villages qui
s’efforcent d’attirer à la fois de nouveaux habitants et des touristes, "Du passé, faisons table pleine". Le petit village de Val d’Esnoms en Haute-Marne a créé une “cabane des secrest du terroir” qui symbolise son projet. Les traditions sont mises en avant ainsi qu’une certaine manière de vivre et, pour les paysans, de travailler ensemble.  L’âme du cochon, film réalisé par les auteurs, questionne cette convivialité à travers les formes qu’elle revêt.

Le succés d'estime mais aussi de fréquentation de "La vie moderne" 3ème film de la trilogie de Raymond Depardon sur les Paysans reflète bien ce sentiment :
à bien y regarder, quelque chose d’intimement moderne - d’intimement contemporain - se dégage de la vie, des choix, des doutes des paysans qui se confient. Affirmer sa place dans la société, transmettre sa passion, tenter encore sa chance ou s’avouer vaincu. Destins individuels pris dans la marche forcée de la mondialisation. Loin des clichés d’une campagne arriérée ou du folklore touristique d’un “retour à la terre”, l’approche empathique de Depardon - faite de conversations patientes, presque anodines, et de longs silences respectueux - dévoile cette “vie moderne” dans toute sa rugueuse simplicité.
Lents travellings sur des routes tortueuses au petit matin ou plans fixes dans des cuisines ternes à l’heure du café : les images, d’une beauté fragile, sont autant d’hommages aux personnes que Depardon filme et aux lieux qu’il saisit, qu’il retient. Inutile de dire que la poignante mélancolie qui naît de cette succession de visages et de paysages est elle aussi une composante essentielle de notre “vie moderne”. Redécouvrir le film de Raymond Depardon: extrait.

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Alors Patricia, que tu t'appelles Sophie, Robert ou Margueritte, toi qui m'envoie les newsletters paysans.fr, I LOVE YOU !

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03 août 2009

Breizh & Brazil in Beauce

Il fait doux ce soir...la lumière un peu rasante du soir rend le vert des feuilles de honnètes tilleuls de ma petite ville presque fluo.

Sous mes fenêtres, un peu de la folie douce qui s'empare des celtes quand ils jouent de la musique ou dansent monte vers le balcon sur lequel je suis installée pour siroter le méritoire rosée de la mère de famille qui est entre deux valises, deux lessives, deux bords de mer. L'odeur de la pizza maison se répand doucement.

Et soudain mon oeil est attiré par une scène comme je les aime : sur la place, en bas, la petite serveuse black, à la tenue de carioca brésilienne, se laisse emporter par les binious et bombardes incongrues dans notre Beauce et se met à danser.

Désinhibés par son naturel, les mémés en terrasse tapotent la table de la main, les bébés qu'on ne songe plus à gronder gigotent du popotin et les ados gloussent en ondulant du bassin...moi même, j'ai la spartiate qui balance au bout de ma jambe croisée...

Je souris sans raison apparente à cette belle soirée d'été, tendant la main vers mon portable pour appeler mon Rat des Champs qui moissonne dur et lui murmurer des mots doux en imaginant son visage buriné et barbu (c'est sa lubie du moment...pas de rasoir tant qu'il reste un épi sur pied...tout un symbole) se plisser d'un fin sourire à mes bétises tout en gardant un oeil soucieux sur les voyants de la machine qui dévore les rangs de céréales.

Ce soir, lorsque ma cathédrale sera illuminée et que le fest-noz battra son plein sous mes fenêtres, je penserai à vous tous et tâcherai de me gronder afin de reprendre le chemin de mon blog que l'été me fait déserter...

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Rat des Champs inspectant son blé avant le début de la moisson

Petite pensée pour cet autre paysan de la blogo...http://paysanheureux.canalblog.com/

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03 juillet 2009

Sweet summer

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Mulot N°3 et toute la tribu "Souris des villes & Rat des Champs" vous souhaitent de très bonnes vacances...

Le retour à la maison ne semble pas me donner plus de temps pour ce blog...bien au contraire ! Après avoir eu de grandes joies et vécu de belles découvertes  cette année grace à mon blog je marque une pause pour clore l'année, organiser l'été et soutenir mon Rat des Champs qui a commencé hier soir sa moisson, grand moment de l'année.

A très bientôt !

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14 juin 2009

Une journée avec mon grand Mulot...

...celà faisait longtemps que je lui promettais.  Une journée rien que tous les deux où nous irions là où il veut, où nous prendrions le temps de partager, de rire  et de papoter.

Mais les jours filent trop vite : entre les activités des uns et des autres, les impératifs des adultes, les chasses, les week-ends à droite-à gauche et le budget qui ne laisse pas vraiment de place à la fantaisie, pas facile de booker une journée "pour être pourri-gâté" !

Et là, c'était possible. Nous étions dispos, il faisait beau et le compte en banque disait oui !

Nous sommes donc partis tous les deux par le train, sac à dos pour mon Mulot et programme en tête pour moi. L'expérience m'ayant enseigné que trop de déplacements c'est moyen pour les moins de 10 ans...tout est quasiment prévu dans le même quartier. Comme le soulignait avec impertinence Souris Zouk, tout se passe autour de mon magasin fétiche, le Bon Marché...certes, mais je ne suis pas là pour moi (y'va quand même falloir résister à la tentation...).

A la veille de sa Première Communion, mon Mulot a reçu de la part de l'Abbé qui les prépare, ainsi que tous ses petits camarades, un joli chapelet qui ne le quitte plus. J'ai, du coup, eu l'idée de l'emmener à la Chapelle des Soeurs de la Charité, dite "de la Médaille Miraculeuse " rue du Bac. Depuis mon premier émerveillement d'enfant en découvrant l'histoire de Soeur Catherine Labouré à mes pauses déjeuner/prière rapide lorsque je travaillais à côté, j'ai gardé un attachement profond à cette chapelle et j'ai voulu partager ça avec lui.

Ce fut un moment précieux : nous avions parlé de la vie de Soeur Catherine et du message véhiculé par ces apparitions et cette médaille : le Mulot fut impressionné par la cour intérieure et les innombrables ex-voto. Nous avons, à sa demande, récité une dizaine dans la chapelle et mon Mulot, en me voyant les larmes aux yeux de ce moment partagé, était tout ému...ce que c'est bêtement émotif  parfois une maman !

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Une fois le passage obligé par la boutique fait, puisque du coup le Mulot a voulu mettre une petite médaille sur chaque cadeau de nos invités à sa communion, nous sommes partis pour notre déjeuner dans son restaurant favori : le "sushi qui tourne" ! Depuis son premier déjeuner vers l'âge de 5 ans dans un des restaurants Matsuri, il est fan du concept du tapis roulant autour duquel on déjeune. Petit conseil aux mamans : la couleur des soucoupes déterminant le prix, donnez des consignes hyper-strictes ! Pas de bords noirs sans demander à Maman ! Sinon bonjour le sushi au corail d'oursin à 13 € la paire dont ils ne veulent pas finalement...

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Après le déjeuner, un petit tour chez Deyrolle, vénérable maison de taxidermie et d'entomologie où j'ai travaillé, pour admirer les animaux naturalisés, saluer du monde et se faire offrir l'une des  dernières planches développement durable.

La rue du Bac étant ce qu'il y a de piiiiiiiire comme traquenard shopping, nous avons ensuite atteri au Bonton Bazar, l'annexe déco/cadeaux de Bonton et là mon amour de Mulot a déniché un cadeau pour son petit frêre : il faut savoir qu'en ce moment, Mulot N°3 a, malgré son quotient intellectuel hyper élevé (enfin, selon sa mère...) pour ses 18 mois, un vocabulaire somme toute assez limité.  Et il passe la majeure partie de ses journées à venir me tirer un morceau de tunique ou de pull afin d'attirer mon attention en beuglant "MAAAAAAAAAAAAAAAMAN !" (oui, parceque l'honnèteté m'oblige à reconnaître que cet enfant beugle).

Ce à quoi je réponds un "oui" gracieux et sucré..."PAPALELA ?"  me demande alors inlassablement le Mulot. Et Maman répond, toujours aussi gracieusement que, "non, Papa n'est pas là,  il est dans les champs..."

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© Soledad Bravi 2009

Alors mon grand Mulot a décidé de rapporter comme petit cadeau le drôlissime "Papa Houêtu?" de Soledad Bravi, qui  croque habituellement des filles longilignes pour Elle. Et comme ils sont drôlement chics chez Bonton, le livre pour Mini-Mulot ainsi que deux-trois bricoles sont à emporter dans un joli sac en tissu étoilé...celui-là, il ne va pas traîner chez les enfants !

Comme on n'a pas 7 ans et demi pour rien, nous faison une pause "bouteille d'eau/jeux dans le sable" dans le microscopique square Boucicaut, sous l'oeil sévère de la femme du fondateur de la vénérable maison voisine...en regardant mon Mulot copiner en trois secondes avec  Ulysse, Milla , Marcel et Nine, je ne peux m"empêcher de sourire à la vue de ces parents-bobos-duVIIème avec enfants archi-lookés qui s'entassent dans de minuscules espaces verts...ma ville de province me parait soudain retrouver tous ses attraits !

L'heure du goûter arrive et mon fils me confesse alors que, si ce n'est pas trop demander, il aimerait beaucoup déguster des macarons, ceux que je rapporte de chaque rendez-vous à Paris...euh...Ladurée je crois ? M'ouais, en fait le bougre sait parfaitement ce qu'il veut et connait par coeur les boîtes vert amande. Oubliant mon banquier et tous principes pour la journée, je cède volontiers.

Par contre, ayant usé, petite fille, mes fonds de kilt sur les banquettes du salon de thé de la Madeleine, je suis un peu déçue du décor stéréotypé et mal-entretenu du salon de thé de la rue Bonaparte. Le faux Napoléon III japonisant, aux peintures murales qui s'écaillent et aux fauteuils abimés  me laissent perplexe...Par contre, mon Mulot qui croque à pleine dent dans son macaron fleur d'oranger (et qui m'abandonne sans regret le réglisse...) tout en sirotant un authentique thé glacé, me réjouie. 

Nous filons alors direction Notre-Dame, pour finir notre journée de tourisme mi-religieux, mi-shopping : mon Mulot rêveur et artiste me demande alors de lui laisser du temps pour dessiner la cathédrale. Je m'exécute, amusée et secrétement ravie de voir mon fils, comme moi à son âge, se trimballer partout avec un carnet de dessin, notes, souvenirs...Le Mulot est alors effaré de voir qu'il faut faire la queue pour entrer dans une église ! Il est également un peu étonné de voir les gens en short, parler fort, mitrailler de photos et ne pas prier du tout ?!? Ce n'était pas une si bonne idée que ça finalement...mais il faut avoir vu Notre-Dame !

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Puis, dernier trajet en bus jusqu'à la gare et zou, fatigués mais heureux, nous sautons dans le train qui nous ramène chez nous ! Je contemple mon grand chéri, qui s'applique en tirant la langue à écrire et dessiner ses dernières impressions de la journée et je me dis que nous devrions faire ça plus souvent...

"Ma" Rue du Bac : parceque de la Seine au Bon Marché j'y trouve tout ce dont je rêve....

Mention "Très Bien" à la ravissante boutique Coquelicot ...Paprika, 99 rue du Bac, qui permet aux quiches de la couture et du fait-maison comme moi de trouver tout ce qui nous fait rêver chez les autres : tuniques en Liberty, sarouel en lin ou coton, petite maille au point mousse, chaussettes et collants DD et accessoires Liberty. Plus une sélection de jouets, de livres et de petits cadeaux d'esprit vintage et tous les modèles de chaussures que l'on cherche : les Bensimon, Birkenstock, Start-Rite, Aster et Pépé. Rien que du fashionistiquement-correct mais pour les dadames de province comme moi, on peut, en une seule boutique, trouver toute la panoplie. La jolie Olivia avait proposé de la vente en ligne mais pour l'instant elle m'a avoué qu'elle n'arrivait plus à gérer...à suivre...

Le Grand Comptoir : vaste entrepot de déco en fond de cour où l'on trouve toute la déco du moment, du petit cadeau au mobilier en passant par une sélection textile. Ce ne sont pas de produits archi-qualitatifs que l'on gardera à vie mais  bien pile l'objet tendance dont on rêve cette saison à un prix correct. 116, rue du Bac.

Au 24 rue du Bac, la maison Siècle qui glorifie justement "le Siècle" de l'art de vivre à la française, le XVIIIème à travers les arts de la table. Parceque je suis une fan absolue des très désuètes nappes Beauvillé, en cette période de tables si souvent nappées de lin taupe, greige ou ivoire. J'aime ces imprimés exubérants, outranciers et colorés, et particulièrement les imprimés créés spécialement pour Siècle.

Mon fournisseur officiel de cachemire, Eric Bompard, au 46 rue du Bac : pour son nuancier incroyable...et ses soldes incroyables ! Parcequ'après testé les cachemires bon marché des marques de grande distribution, je confirme que mieux vaut attendre la fin des soldes chez Bompard !Au même prix, on a plus de fils donc plus de texture et ça vieillit mieux.

La Grand Epicerie, à l'angle de la rue de Sêvres et de la rue du Bac, pour les trouvailles alimentaires incroyables que je peux y faire ! Consigne absolue, ne pas regarder le prix au kilo...mais les pâtes design noir et blanc, l'huile d'olive du Chateau d'Estoublon, les fleurs cristallisées au sucre, le Cola Ubuntu issu du commerce équitable ou les crêmes de vinaigre en tube...autant de trouvailles que j'aime rapporter pour épater Rat des Champs, mon gastronome adoré...ou me prendre une remarque ironique dans les gencives quand le bénéfice apporté est bien inférieur au snobisme de l'achat ...

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Petite photo du Mulot N°3 avec une tunique Coquelicot Paprika  été 2009 en Liberty "cars"

31 mai 2009

Europa

Bon, en trottinant gentiment de blog en blog, je suis tombée sur un post interpellant chez Madame Kankan...et là, j'me suis dit  : "Elle n'a pas tort cette jolie blonde entichée de Liberty !"

Je n'ai pas son extraordinaire pedigree européen mais j'ai quand même des neveux suédois, une filleule milanaise et moult famille et amis saupoudrés sur toute la carte de l'Europe...et surtout un Rat des Champs terriblement paysan pour qui Europe rime avec PAC et rime avec "A l'attaque" !

Alors ne fut-ce que pour ne pas rester une voix qui ronchonne  mais ne se fait pas entendre, je ne saurais que trop vous inviter à ne pas ressembler aux 65 très inquiétant pourcents de français qui ne se sentent pas concernés !

Et pour ne pas faillir à ma réputation de futilité, je vous propose de découvrir (ou re-découvrir) mon cadeau fétiche pour enfants voyageurs (les Mulots et les Lemmings y ont eu droit), "Les Petits Européens" de Nicole Lambert,  la maman des Triplés.

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Un très bel album format XXL avec une foule d'anecdotes à lire, re-lire, partager et qui font glousser....(les coutumes des autres ont parfois l'air un peu neu-neu...ben et les notres alors ?!?)

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24 mai 2009

Voici revenu le temps du parc...

Celui où on part de chez soi chargée comme une mule pontificale avec des enfants surexcités et prèts à tout pour aller batifoler avec les potes...

Avant le départ il faut scrupuleusement suivre la check-list :

- pom'potes pour 12 : OK (oui, parceque je ne sais pas si vous avez remarqué mais il y en a toujours qui partent au parc à 17H sans goûter ni eau et dont les enfants ont des grands yeux liquides attendrissants....)

- bouteilles d'eau : OK

-jouets de parcs moches, disparates et pour 12 aussi : OK (et donc, toujours les mêmes, partent également sans jouets "ben oui tu comprends sinon ils les perdent !"...)

- le "Elle" de la semaine (on peut toujours rêver...) : OK

- les enfants : OK

Et c'est parti pour un aller en poussette et trotinette, plein d'allant, sur le cours heureusement piéton...en route, on a la joie de récupérer pile la maman aux cheveux prune des odieux jumeaux  en short et crampons qui vont transformer Mulot N°2 en mini-Zidane éructant des horeurs...

Remarquez, suite à une prestation de majorettes grassouillettes et maladroites en justaucorps/jupette en panne de velours mauve le week-end dernier, mes Souris-copines maman de filles subissent une épidémie de "c'est trop beau je veux être majorette...soupir extatique..."

Une fois sur place, il faut, suffisament tôt repérer son emplacement : évitez les bonnes âmes de la paroisse  un poil desperate house wives toujours prètes à médire allégrement sur les absentes, slalomez entre les ados aux hormones en folie qui vont se jeter l'un sur l'autre dans les dix minutes (il n'est pas toujours exclu qu'il y ait parmi eux des enfants des desperate ci-dessus...ce qui est parfois hilarant !) et trouver un carré de pelouse propre, à mi-chemin du bac à sable et des jeux pour garder un oeil sur toutes les générations.

Une fois l'emplacement choisi, les p'tits sourires genre "j't'ai vu mais chacun  son espace" distribués, je déplie mon plaid de parc et je lache les monstres. Et là, c'est pire que le D-Day ! Les mulots partent chacun dans une direction, les jouets déposés dans le bac à sable sont volés par des morveux inconnus et chez les souriceaux des autres y'a toujours un popo urgent ou une abeille qui fait piailler les filles...

Sans compter l'autodafé des fringues : les chaussures volent au premier qui a l'idée de se déchausser (généralement un des miens parceque "ça rappelle la plage...."), les Bensimon et autres Converse perdent leurs moitiés, les gilets en alpaga ou en coton pastel servent de chiffon à essuyer le rebord en ciment et les Pépito (quelle est la C--- qui n'a pas encore compris qu'il valait mieux éviter le chocolat ?!?) créent de nouveaux imprimés sur les délicates tuniques...

Une fois le désastre constaté, nous prenons le temps de nous extasier sur un petit dernier tout mignon (pour l'instant il ne perd ni ne salit rien celui là), de picorer dans le paquet de galettes bretonnes (de toute façon nous n'avons pas le temps de lire le "Elle" spécial maigrir) et prendre le soleil...enfin...rougir dignement en ce qui me concerne.

Le moment du repli est aussi un grand moement de solitude : prendre diplomatiquement des mains d'enfants les jouets abandonnés par les notres, sous l'oeil parfois agressifs de Mamans qui hurlent de loin "Keskelle te veux la dame Dylan ???", récupérer la garde-robe complète de chaque enfant, récupérer les dits-enfants ...notre parc a un atout imparable pour faire partir les enfants :

à l'entrée (donc la sortie), il y a un robinet ...

Et la seule façon que j'ai trouvé pour motiver la jeune classe c'est de promettre un lavage de mains/désaltérage avant le retour en ville...entre une souricette de Souris Neuilly qui a fait prendre une douche à sa robe et mon Mulot N°2 qui trouve très spirituel de shampouiner son petit frêre...je ne suis pas toujours sure de la justesse du procédé.

Enfin, une fois la case abreuvoir franchie arrive le moment difficile : le retour. Ca geint, ça pleure, ça a mal aux pieds, ça a faim...là-encore, je me suis lancée dans un processus hasardeux. Je suis "La Sorcière Qui Mange Les Petits Enfants Qui Trainent" avec Mulot N°3 mon petit assistant en poussette...et je cours comme une dératée derrière la meute hurlante. Trois points de côté et un poumon en moins plus loin, ça a avancé d'au moins...ouh.... 50 mètres !

Mais si on fait abstraction de ces quelques détails insignifiants, des kilos de sable qui crissent sous les pieds sur le parquet de la maison ainsi que du jus noir du bain qui suit...j'aime bien la saison du parc ! Elle me permet de retrouver mes copines que je ne vois que trop peu pour cause de boulot...mais il y aura bientôt du changement...to be continued !

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Bienvenue petit Guilhem...qui était le seul sage au parc...

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30 avril 2009

Un week-end 100% paysan

Après un mois d'avril presque totalement passé loin de mes z'hommes et en ville,  je me suis accordé un week-end 100 % campagne.  La base de replis a donc été la ferme : mes mulots ont  pu courir dans l'herbe, se rouler dans les pétales de cerisiers, pédaler, pousser un tracteur miniature, gratter, creuser,...tout ce qu'il est possible de faire dans une vaste cour de ferme plantée d'un joli jardin.

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Puis nous sommes allés à une soirée d'amis qui avait lieu...dans une ferme. Mais, située en Ile de France, celle-ci est devenue un lieu d'exposition pour une dizaine de brocanteurs et un chaleureux bistrot broc' dans lequel nous étions conviés à une soirée à thème "créole". Mais malgré l'exotisme du thème et la fantaisie de nos tenues (nous avions tous joué le jeu!), rien que de très rural dans cette soirée : un convive qui ne me connaissait pas a fort bien résumé la situation en me saluant d'un tonitruant :

- "Toi, si  tu es là, c'est que tu es mariée à un Graindorge ou un Colza (je tais ici les prestigieux patronymes paysans concernés...mais ils se reconnaîtront...) !"

-"Beuh...non, râté !"lui ai-je répondu avec un sourire éclatant de mauvaise foi triomphante car, effectivement, sur une bonne soixantaine de personnes, nous ne devions pas être plus de 6 dans mon cas.

- "Ah ?!? Et tu es mariée à qui alors ?"

-"Lui !" répondis-je en désignant l'amour de ma vie, rutilant dans sa chemise en madras et déjà de fort bonne humeur grace à une Pina Colada bien entamée.

-"AAAAAAAAAhh ! Un Rat des Champs ! Ben c'est pareil !" clame alors mon interlocuteur pleinement rassuré.

Deux minutes après cet échange réjouissant, après avoir salué quelques amis et m'être fait confirmer qu'ils étaient bien tous cousins avec celui dont nous fêtions l'anniversaire, nous fûmes invités à passer à table.

Et là, autre stupéfaction pour moi : les cousins,  financiers, publicitaires, scénaristes, vignerons, prof de golf et autre médecins (tous partis loin de nos terres beauceronnes) se sont d'emblée placés selon les fermes d'origine des trisaïeuls ! Ceux de la ferme Machin ici, ceux de celle de Saint Truc là et enfin la ferme Bidule ensemble. Et dans un grand éclat de rires mais quand même TRES attentif, on m'a demandé de choisir ma table, c'est à dire mon camp, ma ferme...rapide coup d'oeil à Rat des Champs...qui tranche :

"On va là ! Madame Musaraigne, descendante de la ferme Saint Truc est la filleule de ma mère, c'est la famille !"

Ouf ! Soupir, soulagement et arrivée des accras ... La soirée a été d'une gaiété folle, les Mulots étant chez leurs grands parents Rat de Champs, nous sommes partis parmi les derniers...et avons évité de justesse une côte de boeuf aux aurores avec Monsieur Macaron...

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Cette soirée d'amis recrutés parmi les cousins et assimilés (je crois qu'en fin de soirée j'étais bien, bien, bien  assimilée...) me laisse toute heureuse à l'idée que désormais je fais partie de cette grande famille paysanne, joyeuse et qui m'a si bien accueillie ainsi que mon grand Mulot.

Mon Rat des Champs, ses cousins et ses amis font partie de ces céréaliers qui cristallisent aux yeux du grand public tous les fantasmes concernant les "gros agriculteurs"...mon Rat des Champs n'a ni ventre de notable ni suffisament d'hectares pour rentrer dans cette case...mais celà ne le dispense pas de critiques et d'attaques lors de dîners en ville bobo-bio-techno-comme-il-faut...pollueur, profiteur, paresseux, monstre inhumain car chasseur, demeuré parceque loin de la ville...pas facile d'être paysan, c'est presque aussi dévalorisé qu'être femme au  foyer...je n'ose imaginer les états d'âme d'une femme au foyer  épouse de paysan !!

Après un déjeuner en famille le dimanche midi, nous sommes allés nous promener dans la fête foraine (4 manèges et 5 barraques à sucreries, frites et pêche aux canards) du petit village de Rat des Champs : en bon adjoint au maire, il se sentait la responsabilité de se montrer, saluer les connaissances. Mulot N°3 a donc été moult fois papouillé, caressé, admiré sur l'air de "Ah, Monsieur Rat des Champs, c'est votre petit dernier ? Il est bien mignon !"

Cette petite fête foraine et le bric-à-brac qui allait de pair sembleraient un peu miteux à des yeux citadins blasés, habitués à EuroMickey ou au village suisse, mais pour toute "la communauté de communes", pour reprendre les termes ad-hoc de mon élu préféré, c'était la fête printanière par excellence. Et j'avoue, comme tout le monde, avoir été ravie de voir mes Mulots faire des tours de manège avec les filles de Dame Campagnole, dégusté du boudin noir "médaillé" du charchutier ambulant et hésité un instant à acheter des choses à l'usage indéterminé au déballage. De quoi stupéfier mon amie Caro (qui m'a accueillie avec Docteur Mouse pour un chouette dej de filles : qu'elle en soit remerciée !) qui n'aime rien tant que rénover sa maison en pleins champs mais s'amuse toujours de ma "citadinittude"...

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23 avril 2009

Queen of the grues

Depuis le début de la semaine, je représente un site internet pour les pros du BTP sur un immeeeeeense salon international du matériel du BTP...pour celles et ceux qui connaissent, celà se passe à Villepinte, au même endroit que Maison & Objet.

La première chose que l'on voit en arrivant c'est une forêt de grues, nacelles, chariots élévateurs et autres joyeusetés...ce qui n'est pas sans dégager une certaine poésie...

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"Bongiorno!" : ça c'est Stefano, mon voisin de stand, industriel italien qui fabrique des machines à préparer le béton. 4 jours à se cotoyer 8 heures par jour, ça crée des liens : de jolis yeux bleus, des cheveux poivre et sel, un costume impeccable et un accent italien charmant font de la cinquantaine légèrement bedonnante de mon gentil voisin quelque chose de globalement  agréable. Je lui propose donc un petit café "Ma...yé soui italiano...aloré...lé café dé machina..."

Confuse d'avoir osé proposer ça, je rigole pendant qu'il ajoute "mé cé trééééé gentil !". Pendant que nous papotons sur ce fichu beau temps qui fait que, curieusement, les visiteurs préfèrent assister à des démonstrations en extérieur, par 24 ° au soleil, choyés par de ravissantes hôtesses plutôt que venir commenter de la documentation technique avec des ingénieurs, passe une équipe chinoise...

Stefano se met à marmonner des choses terribles sur un ton sifflant et dans lesquelles mes rudiments d'italien me permettent de comprendre qu'il est question d'extinction de lignée, de disparition soudaine et de bonne guerre mondiale...tout à coup j'ai comme un doute...italien, bien sappé, travaillant dans le béton...merde ...je crois que je prends un café avec un mafioso....

Je tente alors de regagner mon stand  discrètement, par de petits pas chassés, loin de mon souriant (fourbe !!!) voisin lombard tout en observant la délagation chinoise gagner son stand en rangs serrés : c'est sur qu'ils ne sont pas très aimés ici. Omniprésents, ayant investis des moyens énormes sur le salon, les entrepreneurs chinois ont pour eux des hordes de salariés, bons petits soldats communistes, non plus en vestes à col Mao mais en immondes costumes gris terne aux épaulettes molles et à la coupe improbable. Si leur matériel est à l'image de leur production textile....Par contre, côté hôtesses c'est l'artillerie lourde : des essaims de beautés asiatiques en micro-shorts vinyl vont vers les acheteurs potentiels qui n'en reviennent pas de leur bonne fortune ! Mon journaliste préféré, de passage, a déploré que la nouvelle caméra numérique de la rédaction ne soit pas encore livrée...

Pour essayer de cerner ce domaine d'activité, je suis allée assister à une démo d'engins en plein air moi aussi. Accompagnée de la rédac chef des sites, je me rends donc au "Bobcat-Doosan Show" : dans un enclos de terre et de gravats, des machines rutilantes attendent que le public, chauffé à blanc par Patrick, "35 ans de maison"et  le micro gouailleur, soit enfin mûr.

Tout à coup, je sursaute :  un sound system infernal se met en marche et hurle une bande son techno qui déchainerait l'enthousiasme même d'un groupe de mormons à jeun. Et le ballet commence : des petites machines tournent sur elles-mêmes, des grosses font des roues arrières comme des motards de retour du Mans, des pelleteuses me saluent ("Hé, t'as la cote avec le monsieur du milieu "me glisse, hilare, ma rédac chef !) et tout ça se croise en rythme, se hisse mutuellement sur le terre plein ou tourne en une roue géante, flanc contre flanc comme des purs-sangs. En mon for intérieur, je tire mon chapeau au Kamel Ouali de la pelleteuse qui a mis au point cette chorégraphie d'enfer ! Même TF1 est tombé sous le charme de ce spectacle...c'est ici.

Après avoir applaudi les virtuoses de la manette et accepté de bon coeur une casquette qui fera la joie des mulots, je regagne Paris (plutôt crever que dormir à Villepinte entre l'autoroute et Roissy !!) où j'ai eu le plaisir de dîner dans un endroit que je recommande chaudement : en vogue mais avec un décor authentique et surtout, un personnel adorable et une vraie bonne cuisine goûteuse.

Le lieu s'apelle "la Fidélité" et même si on y croise une vraie faune de branchés parisiens (pèle-mèle, étaient attablés autour de nous : un géant espagnol au faux air de Chabal, un authentique punk à crète rouge cerise, des clones de Kate Moss et Agyness Deyn en leggings lacérés et tuniques aériennes, une jolie indienne au look de Dita von Teese un peu éméchée et moult gays archi lookés), j'ai savouré le plaisir de  me sentir accueillie comme une habituée et de dîner avec un ami cher à mon coeur.

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09 avril 2009

Une drôle de recette de macaron....

J'ai eu le plaisir infini d'écrire  pour un ami  son discours de remerciement pour notre maire qui a souhaité le mettre à l'honneur après l'obtention d'un macaron dans la dernière édition du Guide Michelin...par plaisir, je vous livre ici ma prose qui a, parait-il, beaucoup fait sourire l'assistance d'après mon très objectif Rat des Champs. En effet, pendant ce temps là je sirotais mon jus de luzerne...

Après un bref entretien autour d'un thé, nous avions convenu ensemble qu'il fallait que ce soit drôle et en relation avec l'obtention de la fameuse distinction. Il m'a parlé de sa vision de la gastronomie, de son sens de la famille que je connais bien puisqu'il considère Rat des Champs comme faisant partie de la sienne (les deux familles sont amies depuis au moins 2 générations), des compliments et des questions des gens autour de ça, "est-ce une étoile ou un macaron ?", etc...

Il y avait aussi la contrainte des gens à citer et remercier et les projets de l'année à annoncer. Voilà le résultat, avec les noms propres retirés. Mon ami a eu la gentillesse de préciser en petit comité que ces mots étaient les miens et m'a fait parvenir pour me remercier quelques uns de ses plus savoureux macarons ....alors Carême ou pas, pendant 4 jours, chez Souris des Villes et Rat des Champs, ça a été orgie de macarons figue-foie gras, saumon, nutella-noix de coco, thé vert, chocolat amer , etc...

Mais comme un orateur ne vaut que par le ton qu'il emploie...encore bravo à celui qui a su mettre son coeur dans mes mots !

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Photo by "Le Pétrin" / www.lepetrin.fr

"Monsieur le Maire,

Chers Elus,

Chers amis,

Tout d’abord un grand merci d’être tous présents ici pour fêter…mais pour fêter quoi au juste ?!?

Beaucoup de ceux qui se réjouissent avec nous me demande « avez-vous gagné une étoile ou un macaron ?!? »

Une étoile, notre bonne étoile suis-je tenté de répondre ! De celles qui guident, comme l’étoile du berger et surtout pas une étoile filante !

Mais le terme adéquat est « macaron ». Le guide Michelin décerne des macarons, et n’est-ce pas logique pour ce guide de nos envies et de nos gourmandises ?

Je vais donc tenter de vous donner la recette du Macaron by "Nom du Restaurant" :

-         Comme pour toutes les recettes, les outils comptent : assurez-vous de disposer d’un bel établissement, de bonne taille et venant d’un bon terroir, la Beauce est l’idéal.

-         Un chef et son second, d’une bonne cuvée, mature mais encore verte : celle de « nom du chef et nom du pâtissier» fait l’affaire

-         Des saveurs soigneusement sélectionnées pour leurs qualités permettront de proposer mille variétés

-         Quelques gouttes des meilleurs breuvages des vignobles français : profitez d’une "Fête du Vin organisée par l'établissement"   pour choisir un vin de Loire

-         Et enfin des hôtes fidèles et de toutes générations sont indispensables à la garniture

-         mélanger tous d’abord les chefs avec les différentes saveurs, fouetter énergiquement jusqu’à ce que le mélange soit homogène : ne pas oublier de rajouter une racine locale, qui permet de fixer le goût, « l’esprit de famille », que l’on peut trouver chez « Nom des parents», un distributeur local.

-         Mettre au four dans une cuisine re-faite à neuf, c’est indispensable !

-         Pendant ce temps là, préparer le dressage : dans un décor restauré avec soin, sur un lit de personnel de salle efficace, disposer des copeaux d’une tablette de « Nom du maître d'hôtel, 90 % maître d’hôtel, 10% Monsieur Loyal » : le goût de votre macaron "Nom du Restaurant" sera réhaussé

-         Ne pas oublier de carafer le vin qui accompagnera votre recette : un « Nom du sommelier 2007 » sera parfait

-         Sortez le macaron du four et sans tarder, disposez le sur assiette et offrez le en dégustation à vos invités.

Voilà, la recette du Macaron By Nom du Restaurant  est assez simple : de bons ingrédients, de bons outils, un travail d’équipe (que ceux que j’ai cité soient remercié du fond du cœur) et surtout une farouche volonté de transmettre ce qu’on a de plus cher.

Mais je ne peux pas conclure sans vous avouer qu’il existe un ingrédient secret, sans lequel cette recette ne marche pas : il faut bien une pincée d’étoiles, 5 exactement.

Je parle de mon épouse, XXX, et de nos 4 garçons, XXX, XXX, XXX et XXX : ils sont les véritables étoiles de mon aventure, la constellation sans laquelle rien n’est possible.

Alors, je vous re-dis ici à tous ce que j’ai dit à certains individuellement : « Pour garder cette première étoile, allons ensemble chercher la deuxième ! »

Merci encore à vous tous "

Posté par Sourisdesvilles à 08:26 - Ville et campagne - Commentaires [3] - Permalien [#]
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