04 octobre 2009
Newport 64
Ca faisait un sacré bout de temps qu'il y avait du bruit dans son atelier...mais c'est parcequ'elle préparait : ça !

Une jolie boutique de déco en ligne d'inspiration marine joliment contemporaine : alors pour vos maisons de bord de mer, du Pays Basque à la Nouvelle Angleterre, pour des cadeaux qui sentent l'iode ou juste pour égayer le quotidien, rendez-vous chez Newport 64 !
16 septembre 2009
Bien, bien, bien...
La rentrée : c'est fait !
Enfants : inscrits partout !
Panoplies de mini-Ken louveteau, tennisman, cavalier, musicien : achetées !
Dîners à rendre : euh...en cours de programmation...
Régime de rentrée : à l'étude...
Par contre, activité sportive (oui, oui, sportive !) de la Souris : bookée, archi-bookée ! C'est décidée, cette année je m'aqua-active. Donc, rencart est pris, à 9H15, à l'abri-bus du 3 avec Souris Neuilly (elle a le permis, ELLE, mais ne sait pas sortir sa voiture de son garage...no coment sur mes copines SVP...) et zou galinette, direction le club de sport néo-chicos de notre bonne ville.
Nous sommes accueillies par une souriante hôtesse en lycra moulant qui nous demande si nous venons pour le fitness ou la piscine : ah, ah, ah...oh, oh, oh...grosse poilade ! Nous, venir pour du fitness !
Une fois ce postulat posé, nous écoutons la gentille dame, remplissons des papiers, jetons un oeil à l'impeccable piscine où s'ébattent des...euh...dames..mamies ?? Pffff...on va faire chuter la moyenne d'âge...mais du coup, comme ça, on se sent bombasses au top !
Première bonne résolution de Souris Neuilly : on rentre à pied ! On est motivées ! Ouais ! A mort ! Pis tant mieux si sur notre route y'a le tip-top pâtissier du coin : on l'a bien mérité....On est des killeuses, des top-models ! Ouais !
Cet après-midi, je passe aimablement rendre visite à une copine qui garde la boutique du Marquis (consigne absolue qui a circulé en ville ce matin : passer voir Souris Jolie, elle s'emmerde à périr au milieu des commodes !). Nous nous lançons dans le papotage de rigueur et je glisse ma bonne résolution aquatique de l'année, pleine de positivité et de détermination.
"Et puis, tu sais, comme ça je retrouverai peut-être la silhouette et l'allure que j'avais avant Mulot N°3. En plus je ne me soigne pas beaucoup en ce moment...démaquillage au savon, plus de crème de jour et zéro make-up parceque j'ai l'impression que c'est encore l'été"
"Oui, mais bon, quand tu fais un effort, tu es très mignonne tu sais !"
"Ah oui ?? Bon, venant de toi, je suis flattée"
"Mais oui, regarde, ce fameux jour où tu partais à Paris, habillée en noir et blanc...tu sais bien...je venais conduire les Mini-Jolis à l'école ? Et bien tu étais magnifique !"
"Mais...mais...mais !!!!Enfin, Souris Jolie ! Tes enfants sont au collège maintenant ! C'était il y a 5 ans ...bouh, bouh houhou...snif !"
Merci Souris Jolie d'avoir ruiné ma positivité est 3 minutes...la prochaine fois tu te ratatineras de solitude sur ta bergère Louis XV !

10 décembre 2008
Une fée est venue prendre le thé !
Oui, oui, une vraie fée !
En plus une de la blogo : une star, de celle qui a autant de commentaires que j'ai de visiteurs ! Alors, du coup, j'avais un peu rangé : j'ai fait table rase de mon courrier comme on fait dans les bloclbusters américains juste avant de faire des choses inavouables sur un bureau...et j'ai tout fait tomber dans ma panière à linge à repasser ! Heureusement qu'elle n'a pas visité ma chambre...rapport à la panière bien sur, pas aux choses inavouables (je vous entend ricaner internautes mal pensantes !).
Et elle est arrivée, souriante et pimpante, comme ses dessins ! Et elle avait même emmené son souriceau qui a bien vite trouvé le chemin de la chambre des Mulots et leurs camions de pompiers.
Un thé, des minis-kougloffs et des papotages : il n'en fallait pas plus pour passer un joli moment.
Merci Fred la Fée d'être venue me rencontrer et longue vie aux bloggeuses de chez nous et d'ailleurs !
12 novembre 2008
Les ventes privées

Lors d'un de mes inombrables weeks-ends de chasse, je me suis retrouvée à une tablée très chic, en Sologne, avec des femmes de chasseurs qui arrivent juste pour dîner, dans une tenue qu'elles qualifient elles-mêmes de "Hyyyyyyper-simple, un vieux truc que je ne mets qu'à la campagne....""ce n'est rieeeeeeennn du tout, un petit Bompard d'il y a 3 ans"...bref, elles étaient hyper sappées, le brushing flou comme il faut, les bracelets Hermès en argent qui font "cling-cling" (parcequ'en semaine c'est du Dinh-Van en or qui fait "bling-bling") et la petite veste en cuir chocolat tellement douce que vous avez envie de vous frotter les joues dessus...
Comme d'hab, j'avais le teint rose à cause du vent, les cheveux frisottés et pleins de mousse, brindilles, et tout ce qui peut tomber d'un arbuste, un jean maintes fois reprisé et un pull qui avait du me voir passer mon bac...(pas 1 MOT sur l'année les souris sinon je vous égorge !)
Nénamoins, une fois échangés les poncifs du genre "Ooooohhh, mais c'est trop sympa d'habiter la campagne ! Nous, à la Blaireautière, on est hyper biens le week-end!", je tâchais de montrer à ces petites dames que j'avais un peu de savoir-vivre voire de conversation. Urbaine, je demandais à ma ravissante voisine de droite (1m78 de minceur, 3 enfants "ados mais hy-per sympas !", une maison à Neuilly et un mari rigolo qui s'endormait pendant 15 secondes tous les quarts d'heure) ce qu'elle faisait.
Pleine de bonne volonté, elle me répondit sur un ton pédagogue, en articulant bien comme si j'avais 75 ans et un sonotone "et bien voyez-vous je dirige un show-room de ventes privées. Alooooors..euh...comment vous dire ? Et bien, c'est comme les ventes privées sur internet mais en "vrai"..."
Et là, je me mis à trépigner sur ma chaise : "Naannnnnn...moi je suis membre et fan absolue de C.M depuis 10 ans !"
Alors là, ma voisine fut un peu interloquée : visiblement, qu'une femme de paysan beauceron, aux joues rougeaudes (beuh...elle ne lâche pas son verre de vin en plus !) habillée comme un sac, et coiffée comme un balayette de toilettes puisse connaître depuis 10 ans (époque un peu élitiste puisque seules les attachées de presse dont je suis étaient alors invitées dans un atelier du fin fond du XVIème...aujourd'hui c'est devenu un immense espace moderne en plein coeur de Paris) le show-room qu'elle dirige depuis 4 ans ...ça la laissait estomaquée !
En plissant les yeux, elle remarqua soudain la bonne facture de la tenue de chasse de Rat des Champs, la bague de joaillier qui ornait mon annulaire et compris qu'elle voyait sur nous les produits de certaines de ses plus jolies ventes.
Malgré ses schémas personnels un peu bousculés, elle fut ravie de papoter de son job et des belles opportunités-shopping qu'il offrait : là, son mari se réveilla brusquement d'une de ses micro-siestes et soupira que "oui...ça coutait cher ce poste là...".
Je ne pus m'empêcher de me re-mémorer tous les moments particuliers que je passais lors de ces ventes : ne fut-ce que le concept de faire la queue dehors, parfois par un temps à ne pas mettre une souris dehors, à serpenter calmement entre des barrières menant au cerbère des lieux : le vigile wallisien de 2 mètres 03 qui demande si vous avez "LA CARTE".
La carte, c'est le sésame absolu : celui qui vous ouvre les portes du paradis, ou de la vente privée Mont Blanc, Nina Ricci ou Bonpoint, ce qui revient au même.

Une fois que vous avez survécu aux 45 minutes de queue, aux clientes qui font signe à leur fille de les rejoindre (elles ont un ego d'enfer ces filles là parcequ'elles remontent 100 mètres de queue sans bouger un cil alors qu'on les regarde comme si on voulait les tuer!), aux africaines qui viennent à 12 avec les cabas qui vous battent les mollets, aux metrosexuels dédaigneux qui lisent Kundera en toisant toutes ces femelles hystériques, bref...vous n'avez pas décroché la timbale (Christofle, certes) pour autant.
Il vous faut alors entrer sans vous faire laminer par les autres acheteuses, empoigner un sac plastique de 100 litres de la main droite et, avec votre oeil de lynx, repérer où se situe la marque convoitée dans l'espace. Et puis, surtout, parfois il faut re-faire la queue à l'intérieur...les ventes de joaillerie ou d'accessoires particulièrement convoitées ne se prétant que fort mal au "fouillage dans les bacs", on tente de donner un peu de solennité à l'achat.
Et on re-fait la queue donc. Derrière un autre vigile wallisien (à croire que tous nos DOM-TOM envoient leurs spécimens mâles de moins de 40 ans et de plus d'1m60 dans les ventes privées de la capitale...).
Une fois entrée dans l'espace VIP de la vente VIP, on regarde des petites vitrines classées par prix. Bizaremment, celle des premiers prix est quasi-vide ou ne contient plus que des montres au bracelet en veau velours moutarde et turquoise...
On passe donc à la gamme du dessus et là il faut aller très vite. Trouver une vendeuse, pointer du doigt ce qu'on veut malgré son air las et le prendre tout de suite. Sinon, elles sont 45 à l'attendre.
Sortie de là, vous avez quand même dépensé une somme à 3 chiffres comme vous demanderiez une tranche de jambon donc pour vous remettre, vous allez voir le reste. Là où on fouille. Et vous fouillez. Et vous trouvez, bien sur.
Une robe en soie de couturier à 200 euros au lieu de 3000. Au cas où Tante Délia marierait (enfin...) sa fille. Des cachemires pour les enfants : au prix d'un pull Monop, on en prend 5. Pour chaque enfant.
Des cadeaux de naissance d'avance. Dans toutes les tailles et toutes les couleurs, on ne sait jamais. Et puis un cadeau pour Rat des Champs, question qu'il associe vaguement ces virées ventes privées à quelque chose de positif...
Puis on re-fait la queue pour payer. Si, si. Pareil, on serpente pendant 1/2 heure. Mais là, ruse suprême, on serpente parmi des jolies choses. A vendre. Faciles à attraper, comme à la caisse du supermarché. Et qui jouent sur notre culpabilité. Des bougies et savons parfumés pour les Bonnes-Mamans, des jouets et petites douceurs pour les enfants, des accessoires de golfeurs ou de chasseurs pour les maris.
Et on finit à la caisse avec 2 pots de Barbe-à-papa, 3 savonnettes au muguet, 1 bougie parfumée et une boîte de tees griffés.
Et là, on tend son sac plastique à une dame qui ne vous regarde pas mais hurle à l'intention de ses collègues de temps en temps : "Et ça, c'est quoi ?" en tendant bien haut la guépière que vous n'espériez pas voir accéder à une telle célébrité...
Car dans ces ventes, il n'y a qu'une dizaine de prix, selon la catégorie de vos achats : les vestes, les manteaux, les tops, les bas. Point. Et certaines pièces sont sujettes à doute. Une veste avec une doublure épaisse, est-ce un manteau ? Une tunique longue, est-ce une robe ou un top ?
Là, je dois bien avouer qu'une certaine politesse à l'égard de ces malheureuses vendeuses qui, les 3/4 du temps, sont traitées comme des chiens par les acheteuses, m'a bien souvent servi. Un manteau que j'adore a été, dans le doute, catégorisé en veste et un col en fourrure abandonné m'a été offert car il aurait pu aller sur ma robe . Je ne parle même pas des gentils vigiles qui, réservant l'accès au personnel des marques présentées une heure avant l'heure, m'ont laissé entrer sur ma bonne mine.
C'est sur qu'entre moi et mon sourire de gentille fille et les harpies liftées en vison qui exigent d'entrer avant tout le monde dehors et qui, dedans, se mettent en string-ficelle au milieu des portants (oui, parcequ'il n'y a pas de cabines dans ces ventes donc la pudeur est à oublier) en jetant sur le sol, maculé de fond de teint, tout ce qu'elle ne prennent pas, je sens bien que j'ai le bénéfice de la sympathie.
Une fois votre addition avec plein de zéros payée, vous vous retrouvez dans la rue, un peu groggie, pas sure d'avoir gagné le round (quand même, tous ces zéros....) et tenant à la main un magnifique sac en plastisque blanc, noué comme un sac poubelle et sur lequel est agrafé votre facture. Au cas où vous oublieriez.
Et, suprême astuce marketing de la journée, se tiennent sur le banc juste en face de la sortie, des SDF dont vous jureriez qu'ils n'étaient pas là à l'entrée...et vous avez mauvaise conscience. Parfois. Mais pas ceux qui garent leur Cayenne sur le trottoir.
Si vous êtes avec une copine ou plusieurs, le remède est souvent d'aller s'affaler sur les banquettes d'un troquet pour siroter un coca-light. Et tout ressortir du sac pour se féliciter mutuellement de vos achats.

Viens le temps du retour à la maison, en train, où j'ai l'impression que tout le monde pense que j'ai oublié de jeter ma poubelle tant mon sac est moche et où je jubile de savoir quels trésors renferme le-dit sac. Et, parfois, la complicité dans le "Bonsoir Madame" à une maman d'amie ou une relation qui a l'air tout aussi lessivée et tient à la main le même genre de sac poubelle...
Allez, pour le plaisir (contrairement à leur réputation nul besoin de parrainage...si besoin demandez moi) :
Et pour vos petits cadeaux de Noël, une jolie vente privée...à domicile :
10 juillet 2008
Docteur Mouse
Je vous entends d'ici...OK, OK, le jeu de mot était un peu facile !
Mais contrairement à l'odieux médecin cathodique, ma Docteur(e) Mouse à moi est plutôt sympathique.Il s'agit donc d'une Dame Souris qui prend soin de notre santé et qui le fait de manière archi-consciencieuse. Docteur Mouse est arrivée dans notre bonne ville pour sa première installation : pour tout généraliste, la vie avant l'installation a encore un petit goût de vie estudiantine. En arrivant chez nous, c'était le plongeon dans le grand bain !
La sympathique Docteur Mouse est avant tout une cavalière émérite ; malgré une famille plus que cosmopolite (un mari iranien, une mère anglaise, un père né à Beyrouth, elle aux Etats-Unis et une vie passée à l'étranger), cette souris avait en effet des attaches dans notre région pour cause de maison de campagne permettant de loger sa jument bien-aimée. C'est donc tout naturellement, ses parents souhaitant se retirer dans cette maison pour leurs vieux jours, qu'elle a choisi de s'installer dans la ville la plus proche d'eux.

En arrivant, question de tâter le terrain et mieux connaître la région, elle a quand même fait plusieurs remplacements. Lors d'une sortie piscine où nous nous sommes retrouvées à retourner toutes les chaussettes et les slips taille 8 ans dans les vestiaires pour que nos chers petits retrouvent leurs affaires rapidement lorsqu'ils sortiraient transis de leur séance de natation, nous avons donc bavardé de ces différentes expériences. J'ai alors découvert, effarée, que tel ou tel médecin, que je connaissais plus ou moins, ne prenaient jamais la tension de leurs patients mais la devinaient à l'oeil nu ou qu'ils délivraient des ordonnances au comptoir du bistrot du coin le samedi matin. Son mari, médecin également, a fait lui aussi des remplacements : l'un de ses premiers remplacements a eu lieu dans le village de Rat des Champs et il a encore du mal à le digérer...le médecin a profité de ce congé pour mettre fin à ses jours...
Malgré tout, ils se sont définitivement installés dans notre ville, ont acheté et retapé une magnifique maison du XVIIème (siècle parceque chez nous on n'est pas assez grand pour avoir des arrondissements) et scolarisé leur Souricette n°1 avec Mulot N°2. Cette petite brune pétillante, parfois un peu chipie, mène mon Mulot par le bout du nez : il est tellement sous le charme de cette princesse aux yeux verts qui lui chante bon anniversaire en iranien qu'il accepte même de porter la traine de sa robe de Cendrillon...ça promet !

Docteur Mouse et moi nous reconnaissons mutuellement pour ce que nous sommes : des mères névrosées. Pas prètes à perdre du regard nos enfants ne fut-ce qu'une seconde dans un lieu public, échangeant un coup d'oeil affolé quand l'une des Souris explique qu'elle laisse un petit mulot seul le temps de faire une course, prètes à mordre quiconque sous-entend que les dits-mulots n'ont pas un Q.I. de 175 tout en atteignant des sommets de savoir-vivre...en toute objectivité !
L'une comme l'autre nous déplorons quand même, parfois, nos rondeurs superflues, de passer nos pauses-déjeuners à pousser un caddy (ce qui se double pour elle de consultations sauvages, sa caissière n'hésitant jamais à lui parler de ses mycoses vaginales tout en scannant ses articles), de ne jamais avoir l'air coiffée, bref, le manque de temps pour être plus frivoles que mamans. Mais nos mulots et souricettes sont encore petits, ça viendra !
Dernièrement, à un dîner de filles arrosé de mojitos, Docteur Mouse me confiait quand même que si le temps ne s'améliorait pas l'été dans notre région, Monsieur Mari et elle-même songeaient à partir plus au Sud. Alors depuis, je deviens comme Rat des Champs, je consulte la météo en maugréant : pas question de perdre une aussi sympathique Dame Souris pour quelques malencontreux degrés manquant !
Ses adresses :
Fédération Française d'équitation : http://www.ffe.com/
Tenues de princesse pour souricette : http://www.candyfairy.net
Et ce qu'elle déteste ! Car avec ça, tous ses patients sont un peu médecins... http://www.doctissimo.fr/
06 juillet 2008
La recette de Dame Campagnole
Certains soirs, on arrive dans une maison pour dîner et l'on sait qu'on va être gâtés...
Un dîner chez Dame Campagnole, c'est un festival de recettes incroyables et de déco impeccable, le tout magistralement servi par une longue pratique du robot magique Thermotruc. Donc, ce soir, dîner chez Dame Campagnole. Elle porte bien son nom cette Souris des Champs : troisième adjointe au maire de notre petit village, quand Rat des Champs n'est "que cinquième" comme il aime à le lui rappeler quand il lui refile des galères protocolaires sans nom avec les services du préfet qui veulent savoir" si les gerbes de fleurs sont déposées en décalé ou simultanément devant le monument aux morts "(véridique!), fille d'une dynastie de paysans à qui on doit le blé XV6654 (ou CX4535...je ne sais plus) qui fait les baguettes de pain à l'ancienne facturées le prix d'un livre de poche et jardinière hors-pair.
Définitivement rurale cette Dame Campagnole ! Son rêve : une maison en plein champs, avec les fenêtres ouvertes sur l'immensité des blés. Seule. Au milieu d'un nulle part céréalier. Rêve qu'elle partageait tout haut ce soir là avec un Rat des Champs lyrique (les deux familles sont amies depuis plusieurs générations...ça crée des affinités) quand son notaire de mari et moi échangions des regards narquois, un poil angoissé tout de même et décidions d'un commun accord de nous resservir une lampée de champagne rosé...en trinquant aussi sec à la non-réalisation de ce genre de projet robinsonesque.
Mais, ce soir , ce n'est pas la énième création au point de croix, peinture sur lin ou patine d'un nouveau meuble "réalisé en 1/2 journée...c'est rien" de cette touche-à-tout hyper-active (trois filles, 14 allers-retours école, gym, dessin dans la semaine, toutes les matinées à la mairie et les Mulots en guest-stars de temps en temps) qui m'a bluffée mais ça :

Et ça, c'est hyper bon. Et tout simple.Vraiment. Et puis joli.
Vous mixez des betteraves, de la crème, du St Moret. Vous salez et poivrez. Vous versez dans des verrines et vous réservez au frais. Vous rajoutez une cuillère de St Moret et une pincée de graines de cumin au moment de servir. Et voilà. Et Souris des Villes passe une belle soirée d'été !
Merci Dame Campagnole et longue vie à nos villages grâce à des tornades vertes comme toi !



